
Changer de lait infantile : quand et comment le faire sans perturber bébé ?
|
|
Temps de lecture 7 min
Panier
Votre panier est vide
|
|
Temps de lecture 7 min
Coliques, régurgitations, gaz, selles inhabituelles… Face à ces petits désagréments du quotidien, une question se pose souvent très vite pour les parents : faut-il changer de lait infantile ?
C'est une interrogation légitime, d'autant plus que l'alimentation de bébé est souvent perçue comme la clé de son confort. Pourtant, dans de nombreux cas, changer de lait n'est pas nécessaire. En effet, le système digestif du nourrisson est encore immature et certains troubles sont tout simplement liés à son développement.
Alors, avant d'envisager un changement, il est essentiel de prendre du recul, de comprendre ce qui est normal à cet âge et d'identifier les situations où un ajustement peut réellement être utile. L'objectif n'est pas de multiplier les essais, mais d'accompagner bébé avec discernement.
Sommaire
Tous les laits infantiles commercialisés respectent des normes nutritionnelles strictes, cependant, leur composition peut varier d'un lait à l'autre.
Le système digestif de bébé est immature, surtout durant les premiers mois.
Les coliques, les gaz ou les régurgitations ne sont pas forcément liées au lait.
Changer de lait trop souvent peut perturber l'intestin de bébé.
Un changement, lorsqu'il est nécessaire, doit être progressif et observé dans le temps.
En cas de doute, l'avis d'un professionnel de santé est toujours recommandé.
Lorsque bébé semble inconfortable, le lait est souvent le premier suspect. Pourtant, dans la majorité des cas, il n'est pas responsable.
À la naissance, le système digestif du nourrisson n'est pas totalement fonctionnel. Il continue de se développer au fil des semaines. De ce fait, cette immaturité explique l'apparition fréquente de :
Ces manifestations peuvent être impressionnantes, mais elles sont souvent physiologiques et transitoires. Elles évoluent avec le temps, même sans changement de lait.
Avant de remettre le lait en question, il est utile d'observer le contexte global :
le rythme des biberons est-il adapté ?
les quantités correspondent-elles aux besoins de bébé ?
la tétine est-elle appropriée à son âge et à sa succion ?
la position pour donner le biberon est-elle adaptée pour que bébé soit acteur de son alimentation et donc du rythme de la tétée ?
Dans de nombreux cas, ajuster ces éléments suffit à améliorer le confort digestif, sans modifier le lait. N'hésitez pas à faire le point avec un professionnel de santé.
Avant de décider de changer le lait, essayez de tester quelques réflexes simples pour soulager l'inconfort digestif de bébé :
Donner des quantités plus petites mais plus souvent : cela aide à ne pas surcharger l'estomac et facilite la digestion.
Tenir bébé en position semi-assise pendant le biberon et incliner le biberon à l’horizontale afin que bébé soit acteur de sa tétée (effort de succion, rythme, pauses...).
Faire des pauses régulières pendant la tétée pour lui permettre de déglutir calmement et de réduire les gaz.
Favoriser le rot après chaque biberon pour évacuer l'air avalé et éviter les reflux.
Le garder quelques minutes assis sur vous après la tétée pour faciliter sa digestion.
Placer bébé sur le ventre quelques minutes pendant ses temps d'éveil (ou pendant le change) et sous surveillance, afin de l'aider à se libérer des gaz ou des trop-pleins (auto-massage super efficace).
Observer le rythme et le comportement de bébé : noter quand les inconforts surviennent, la quantité bue, la durée des tétées, les selles… Cela vous aidera à identifier si le problème vient du lait ou d'autres facteurs.
Même si changer de lait n'est pas systématiquement la solution, certaines situations peuvent justifier une adaptation.
Le lait proposé à la maternité est choisi pour répondre aux besoins nutritionnels des nouveau-nés mais il peut arriver qu'il ne corresponde pas à vos valeurs personnelles (composition, origine des ingrédients, démarche/éthique de la marque...).
Dans ce cas, il est tout à fait possible de changer de lait au retour à la maison, sans que cela soit problématique, à condition de procéder en douceur.
la marque en moins, le conseil en plus : certains parents choisissent également d'emporter directement leur lait infantile dans la valise de maternité, après en avoir parlé avec l'équipe sur place. Cela permet d'assurer une continuité dès les premiers biberons, si cela vous rassure davantage.
Là encore, l'essentiel est d'éviter les changements multiples et de rester cohérent dans le choix du lait proposé à bébé.
Un changement de lait peut être envisagé si les inconforts sont :
intenses
durables
et qu'ils ne s'améliorent pas malgré une observation attentive.
L'idée n'est pas de réagir dans l'urgence, mais plutôt d'évaluer la situation sur plusieurs jours pour savoir si le lait convient à bébé ou pas.
la marque en moins, l'info en plus : dans certains cas, lorsque les inconforts persistent, la composition du lait peut malgré tout jouer sur le confort digestif de bébé. Des éléments comme le ratio entre les protéines (caséine et protéines du lactosérum) ou la présence de fibres prébiotiques (comme les GOS ou FOS) peuvent influencer la façon dont le lait est digéré et toléré. C'est dans cette logique que s'inscrit notre lait infantile : une formule bio, pensée avec une composition équilibrée et transparente, qui s'inspire des caractéristiques du lait maternel et accompagne la digestion de bébé tout en douceur.
Dans certains cas précis (suspicion d'allergie, RGO important, intolérance avérée), un professionnel de santé peut recommander un lait spécifique. Ces situations nécessitent un accompagnement médical, afin d'éviter des changements inadaptés ou inutiles.
Si un changement de lait est décidé, plusieurs méthodes sont possibles pour faire la transition en douceur.
Un changement brutal peut accentuer les troubles digestifs. Il est donc préférable, quand c'est possible, de laisser le temps au système digestif de bébé de s'adapter. Deux méthodes sont couramment utilisées pour faciliter cette transition.
Cette méthode consiste à mélanger le nouveau lait et l'ancien lait dans le même biberon. Elle permet à bébé de s'habituer en douceur au goût et à la composition du nouveau lait, tout en limitant les changements brusques pour son système digestif.
Concrètement, vous pouvez commencer par remplacer une petite partie de l'ancien lait par le nouveau (par exemple un quart), puis augmenter progressivement les proportions sur plusieurs jours : moitié-moitié, puis trois quarts, jusqu'au passage complet au nouveau lait. Cette approche est souvent appréciée lorsque bébé est sensible aux changements.
La transition par biberon repose sur une logique différente : vous changez un biberon à la fois, sans mélanger les laits dans le même contenant.
Vous pouvez par exemple commencer par proposer un seul biberon de nouveau lait dans la journée, tout en conservant les autres avec l'ancien lait, puis augmenter progressivement le nombre de biberons concernés.
Cette méthode permet d'observer plus facilement les réactions de bébé et de repérer d'éventuelles différences de tolérance selon les moments de la journée. Elle convient bien aux parents qui souhaitent une transition structurée et lisible, tout en respectant le rythme d'adaptation de bébé.
Après un changement de lait, il est important de ne pas tirer de conclusions trop rapides. Une phase d'adaptation est normale. Pendant cette période, observez :
le confort de bébé
ses selles
son comportement après les biberons.
Multiplier les changements empêche souvent d'identifier ce qui fonctionne réellement alors essayez de patienter quelques jours.
Un inconfort digestif ne signifie pas automatiquement que le lait est inadapté.
Le système digestif de bébé est immature et évolue naturellement.
Changer de lait n'est pas toujours nécessaire, et parfois contre-productif.
Le lait de la maternité peut être changé s'il ne correspond pas à vos valeurs.
Si un changement est envisagé, il doit idéalement être progressif et observé dans le temps.
En cas de doute, l'accompagnement d'un professionnel de santé reste essentiel.
Non. Les coliques sont fréquentes chez le nourrisson et ne sont pas toujours liées au lait. Dans beaucoup de cas, elles diminuent avec la maturation du système digestif.
Il est généralement conseillé d'attendre plusieurs jours, voire une à deux semaines, pour évaluer si un lait est bien toléré.
Oui. Des changements répétés peuvent perturber le système digestif de bébé et rendre les symptômes plus difficiles à interpréter.
Pour un simple ajustement (valeurs, organisation, inconfort léger),c'est possible. En revanche, en cas de symptômes importants ou persistants, un avis médical est indispensable.
La marque en moins rappelle que, conformément aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'allaitement maternel exclusif est la meilleure option pour nourrir un bébé jusqu'à 6 mois, le lait infantile restant une alternative sûre lorsque l'allaitement n'est pas possible.
Crédit photo © https://www.aliceliloue.com/