
Congé supplémentaire de naissance : tout ce qu'il faut savoir
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Temps de lecture 9 min
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L'arrivée d'un bébé est un bouleversement immense. Les nuits sont plus courtes, les journées plus rythmées et on se rend vite compte que les congés habituels ne suffisent pas toujours pour profiter pleinement de ces premiers moments. Alors, pour aider les parents à souffler un peu et rester aux côtés de leur enfant, un nouveau congé supplémentaire de naissance sera mis en place dès le 1er juillet 2026. Il s’ajoute aux congés existants et offre la possibilité de passer plus de temps à la maison, que ce soit après une naissance ou une adoption. Dans cet article, on vous explique ce que ce congé prévoit, qui peut en bénéficier, combien de temps il dure, comment il est indemnisé et surtout ce que cela change concrètement pour les familles.
Sommaire
Le congé supplémentaire de naissance s'ajoute aux congés existants (maternité, paternité, adoption, congé parental).
Il pourra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l'adoption.
Chaque parent peut choisir de prendre 1 ou 2 mois, fractionnables selon les besoins.
Il peut être pris simultanément ou à tour de rôle entre les deux parents.
Ce congé est indemnisé partiellement, avec une estimation de 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second.
Il permet de passer plus de temps avec bébé et de favoriser la poursuite de l’allaitement plus sereinement si souhaité.
Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau droit destiné aux parents, qui vient s'ajouter aux congés déjà existants (congé maternité, congé paternité et d'accueil de l'enfant, congé d'adoption, congé parental).
Son objectif est simple : permettre aux parents de passer plus de temps avec leur bébé dans les premiers mois de sa vie, sans être obligés de reprendre immédiatement le travail une fois les congés classiques terminés, et ça, c'est plutôt pas mal.
Ce congé a aussi été pensé pour encourager un meilleur partage entre les deux parents et faciliter l'implication du second parent dans les premières semaines.
la marque en moins, l'info en plus : il est important de rappeler les chiffres de la dernière étude de la DREES publiée en novembre 2025 : les mères passent en moyenne 23h par semaine seules avec leurs enfants de moins de 6 ans contre 5h47 pour les pères, soit 4 fois moins ! De plus, même si les pères passent plus de temps qu'avant avec leur enfant, ils le font toujours en présence de la mère. De ce fait, 45% des enfants de moins de 6 ans ne sont jamais seuls avec leur père au cours d'une semaine. Il était temps de faire quelque chose pour bouger les lignes, non ?
Le congé supplémentaire de naissance entrera en vigueur à partir du 1er juillet 2026.
Il concernera les parents d'enfants :
nés à partir du 1er janvier 2026
ou adoptés à partir du 1er janvier 2026
ainsi que les naissances dont la date prévue était à partir du 1er janvier 2026 et qui sont nés prématurément.
Donc même si ce congé devient effectif en juillet 2026, il vise les naissances et adoptions dès le début de l'année 2026.
Ce congé s'adresse aux parents actifs. Il est prévu pour être accessible à une grande partie des familles, notamment :
les salariés du secteur privé
les fonctionnaires (selon des modalités à préciser)
les travailleurs indépendants (selon des modalités également à préciser)
les parents adoptants
Les détails exacts dépendront des décrets d'application, mais l'idée est de créer un droit utilisable par les deux parents, dans une logique plus égalitaire.
Le congé supplémentaire de naissance pourra durer :
1 mois
ou 2 mois
Il pourra également être pris en deux périodes, par exemple :
1 mois puis 1 mois plus tard
Ce point est important car certaines familles préféreront utiliser ce congé en une seule fois, tandis que d'autres auront besoin de le fractionner selon leur organisation, leur mode de garde ou pour une reprise progressive du travail. Quoi qu'il en soit, ce congé est prévu pour chaque parent. Cela signifie que les deux parents peuvent en bénéficier et donc cumuler potentiellement plusieurs mois au total pour la famille.
Oui, le congé supplémentaire de naissance pourra être pris :
en même temps par les deux parents
ou à des périodes différentes
Cela ouvre de nombreuses possibilités. Certaines familles choisiront de rester ensemble à la maison, pour traverser les premières semaines plus sereinement. D'autres préféreront s'organiser en relais, afin de prolonger la présence d'un parent auprès de bébé sur une durée plus longue. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux, en fonction de votre situation et de vos besoins.
Ce congé intervient après les congés obligatoires ou principaux liés à la naissance. Il est donc conçu comme une prolongation du temps de présence auprès de l'enfant.
Il pourra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l'adoption, offrant ainsi une grande flexibilité aux parents. Cette fenêtre de 9 mois permet d'adapter le congé aux besoins réels de votre famille : retour à la maison, récupération post-partum, fatigue, allaitement, organisation de la garde ou simplement profiter des premiers moments avec bébé.
la marque en moins, l'info en plus : pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026 ou dont la date de naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026 mais qui sont nés prématurément, le congés supplémentaire de naissance pourra être pris dans un délai de 9 mois à compter du 1er juillet 2026.
L'un des points les plus importants concerne l'indemnisation. Ce congé ne sera pas un congé "sans solde" : il sera indemnisé, ce qui le rend beaucoup plus accessible qu'un congé parental classique (souvent très peu rémunéré).
L'indemnisation annoncée fonctionne ainsi :
70 % du salaire net pour le premier mois.
60 % du salaire net pour le second mois.
Cela reste évidemment moins qu'un salaire complet mais c'est une avancée majeure car cela permet à beaucoup plus de parents d'envisager réellement de rester auprès de leur bébé.
Il est possible qu'il existe un plafond ou des règles spécifiques selon les situations, comme c'est souvent le cas pour les indemnités journalières.
D'autres congés existent déjà pour la naissance d'un enfant et ils sont à différencier du congé supplémentaire de naissance.
Le congé de naissance correspond aux 3 jours ouvrables accordés au second parent, au moment de la naissance. Il est court, mais obligatoire dans certaines situations et fait partie des droits existants.
Ce congé est destiné au père de l'enfant ou à la personne qui partage la vie de la mère. Il dure 25 jours pour la naissance d'un enfant et 32 jours pour une naissance multiple. Il doit débuter après le congés de naissance mais peut être pris en plusieurs fois.
Le congé maternité reste le congé principal pour la mère, avec une durée variable selon le nombre d'enfants et les situations. La date de votre congé maternité ainsi que sa durée dépendent donc de ces paramètres. Il se divise en deux parties : le congé prénatal et le congé post-natal.
Le congé parental permet de rester auprès de son enfant sur une durée longue, mais il est souvent peu rémunéré. Beaucoup de familles ne peuvent pas se le permettre.
Le congé supplémentaire de naissance vient donc s'ajouter à ces dispositifs, avec une indemnisation plus intéressante mais une durée plus courte.
Sur le papier, ce congé peut vraiment changer la donne pour beaucoup de familles.
Les premières semaines avec un bébé sont souvent éprouvantes : fatigue, nouveau rythme à trouver, pleurs, sommeil de bébé compliqué, rendez-vous médicaux...
Pouvoir rester plus longtemps à la maison, c'est bénéficier d'une transition plus douce et ainsi éviter une reprise du travail trop brutale.
Le post-partum est une période encore trop peu accompagnée. Pour certaines mamans, les semaines après l'accouchement sont difficiles, physiquement et émotionnellement.
Un congé plus long, notamment pour l'autre parent, peut permettre un meilleur soutien au quotidien et donc un post-partum en douceur.
Ce congé donne aussi plus de place au second parent dans les premiers mois, ce qui peut aider à construire un équilibre familial plus sain dès le départ.
Le congé supplémentaire de naissance peut aussi être un vrai coup de pouce pour les familles qui souhaitent allaiter. Non pas parce qu'il "oblige" la mère à rester plus longtemps à la maison, mais parce qu'il permet au second parent d'être davantage présent au quotidien.
Quand l'autre parent est disponible, cela change beaucoup de choses : il peut prendre en charge les repas, le ménage, les ainés, les rendez-vous médicaux ou tout simplement permettre à la mère de se reposer entre deux tétées. Elle est donc moins fatiguée, moins stressée, ce qui favorise un allaitement plus serein.
Et cela vaut aussi en cas d'allaitement mixte : le second parent peut donner un biberon (de lait maternel ou de lait infantile), gérer une partie des nuits ou prendre le relais sur certains moments clés, tout en laissant à la mère la possibilité de poursuivre l'allaitement à son rythme.
Ce congé peut donc soutenir l'allaitement, quel que soit le choix des parents, tout en favorisant un meilleur partage des responsabilités dès les premiers mois.
Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau droit destiné aux parents.
Il entrera en vigueur à partir du 1er juillet 2026.
Il concerne les naissances et adoptions à partir du 1er janvier 2026.
Chaque parent pourra prendre 1 ou 2 mois.
Le congé pourra être fractionné.
Il pourra être pris en même temps ou à tour de rôle.
Il sera indemnisé (70 % puis 60 % du salaire net selon le mois).
Non, il s'agit d'un droit. Les parents peuvent choisir de l'utiliser ou non.
Oui, il est prévu pour être accessible à chaque parent, ce qui permet un meilleur partage.
Le congé est prévu pour concerner l'ensemble des parents actifs mais les modalités précises pour les indépendants seront confirmées par les textes d'application.
Les démarches exactes ne sont pas encore détaillées, mais elles devraient être précisées avant l'entrée en vigueur en juillet 2026.